De la relance amiable à la saisie, la chaîne complète, avec le moment où chaque étape cesse d’être utile.
Vérifier que la créance est recouvrable
Une créance doit être certaine, liquide et exigible. Facture contestée, prestation non achevée, échéance non arrivée : dans ces trois cas, engager une procédure vous fera perdre.
La relance amiable, mais datée
Deux relances écrites espacées de quinze jours suffisent à établir votre bonne foi. Au-delà, elles ne servent plus qu’à laisser filer la prescription.
L’injonction de payer
Procédure rapide et non contradictoire à son premier stade : le président du tribunal rend une ordonnance sur pièces. Le débiteur peut former opposition, ce qui bascule l’affaire en procédure ordinaire.
- Requête accompagnée des pièces justificatives
- Ordonnance rendue sur pièces
- Signification au débiteur
- Délai d’opposition
- Apposition de la formule exécutoire
L’exécution forcée
Un titre exécutoire ne vaut que ce que vaut le patrimoine du débiteur. Renseignez-vous sur sa solvabilité avant d’engager des frais d’huissier : une saisie sur un débiteur insolvable coûte sans rapporter.
Quand se faire assister
Toutes les situations ne justifient pas l’intervention d’un avocat. Une démarche administrative simple, un courrier de relance, une demande de pièce se traitent seul sans difficulté.
L’assistance devient utile dès qu’une décision produit des effets difficiles à défaire : une signature, une audience, un délai de recours qui court. À ce stade, le coût du conseil est presque toujours inférieur au coût de l’erreur.
Un premier rendez-vous de trente minutes suffit souvent à savoir si le dossier tient. C’est le meilleur investissement que vous puissiez faire avant de vous engager plus loin.
Ce guide a été rédigé par Éric Djoumessi. Il présente le cadre général applicable et ne remplace pas une consultation adaptée à votre situation.
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