Le même terrain vendu deux fois est le contentieux foncier le plus courant. Reconnaître la situation à temps, sécuriser sa position, engager la bonne action.
Les signes qui doivent alerter
Un vendeur pressé, un prix nettement sous le marché, un refus de fournir le certificat de propriété récent, des travaux entamés par un tiers sur la parcelle : chacun de ces signes pris isolément peut s’expliquer, leur cumul non.
Qui l’emporte entre deux acquéreurs
Ce n’est pas nécessairement le premier à avoir signé. La publicité foncière joue un rôle déterminant, et la bonne foi de l’acquéreur est examinée de près.
Agir vite : l’opposition
Une opposition inscrite à la conservation foncière bloque la mutation au profit du tiers. C’est la mesure conservatoire la plus efficace, et elle se prend en quelques jours.
L’action en annulation
La requête vise l’annulation de la seconde vente et, le cas échéant, l’indemnisation. Le dossier se gagne sur les pièces : dates certaines, preuves de paiement, actes de possession.
Les délais à ne pas laisser passer
La plupart des dossiers ne se perdent pas sur le fond mais sur une date. Un délai qui court depuis la notification, et non depuis le jour où vous avez compris la portée du courrier, se rattrape rarement.
Notez la date de chaque acte reçu dès sa réception, conservez les enveloppes lorsqu’elles portent un cachet, et considérez qu’un délai commence toujours plus tôt que vous ne le pensez.
Quand un doute subsiste sur le point de départ, agissez comme si le délai le plus court s’appliquait. Une démarche prématurée se régularise ; une démarche tardive, non.
Ce guide a été rédigé par Thierry Nkeng. Il présente le cadre général applicable et ne remplace pas une consultation adaptée à votre situation.
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