Un modèle prêt à adapter : durée, période d’essai, rémunération et clauses obligatoires déjà rédigées, avec ce qu’il ne faut surtout pas y écrire.
Les mentions obligatoires
Un contrat incomplet n’est pas nul, mais son silence se lit toujours en faveur du salarié. Mieux vaut écrire que laisser interpréter.
- Identité complète des parties
- Poste occupé et lieu de travail
- Date de prise d’effet et durée du contrat
- Durée du travail et rémunération, en brut
- Convention collective applicable, le cas échéant
La période d’essai
Sa durée est encadrée et son renouvellement doit être prévu par écrit dès l’origine. Un renouvellement décidé en cours d’essai, sans clause, est inopposable au salarié.
Clause de non-concurrence : à manier avec prudence
Pour être valable, elle doit être limitée dans le temps et l’espace, justifiée par les intérêts de l’entreprise, et assortie d’une contrepartie financière. Une clause qui manque l’un de ces éléments tombe entièrement.
Ce qu’il ne faut jamais écrire
Les clauses qui prévoient une renonciation anticipée à un droit — aux congés, au préavis, au recours — sont réputées non écrites, et jettent le doute sur l’ensemble du contrat.
Quand se faire assister
Toutes les situations ne justifient pas l’intervention d’un avocat. Une démarche administrative simple, un courrier de relance, une demande de pièce se traitent seul sans difficulté.
L’assistance devient utile dès qu’une décision produit des effets difficiles à défaire : une signature, une audience, un délai de recours qui court. À ce stade, le coût du conseil est presque toujours inférieur au coût de l’erreur.
Un premier rendez-vous de trente minutes suffit souvent à savoir si le dossier tient. C’est le meilleur investissement que vous puissiez faire avant de vous engager plus loin.
Ce guide a été rédigé par Christian Besong. Il présente le cadre général applicable et ne remplace pas une consultation adaptée à votre situation.
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Rédigé par
Me Christian Besong
Avocat à Buea
Un licenciement se conteste dans un délai. Le connaître, c’est déjà la moitié du dossier.