Les vérifications à mener avant de verser le moindre franc, et les pièces à exiger du vendeur à chaque étape.
Vérifier le titre à la conservation foncière
Demandez un certificat de propriété daté de moins de trois mois, délivré par la conservation foncière du ressort. C’est la seule pièce qui fait foi : ni la photocopie du titre, ni l’attestation du chef de quartier ne la remplacent.
Le certificat révèle aussi les inscriptions : hypothèques, saisies, oppositions. Un terrain grevé se vend, mais pas au même prix.
Identifier le vendeur réel
Le vendeur doit être celui qui figure sur le titre. Vente par un héritier seul, par un mandataire sans procuration écrite, par un « propriétaire coutumier » sur un terrain déjà titré : ce sont les trois configurations qui finissent au tribunal.
Le bornage contradictoire
Un bornage réalisé en présence des voisins et consigné dans un procès-verbal vaut mieux qu’une clôture posée un dimanche. Il coûte peu et prévient le contentieux le plus fréquent.
Sécuriser le paiement
Ne versez jamais l’intégralité avant la signature de l’acte. Un échelonnement adossé aux étapes de la mutation protège les deux parties.
- Acompte à la signature de la promesse
- Solde à la signature de l’acte définitif
- Justificatif de paiement conservé, quelle que soit la forme
La mutation du titre
Tant que le titre n’est pas muté à votre nom, vous n’êtes pas propriétaire au regard de l’administration. C’est l’étape que les acheteurs pressés remettent à plus tard, et qu’ils regrettent.
Quand se faire assister
Toutes les situations ne justifient pas l’intervention d’un avocat. Une démarche administrative simple, un courrier de relance, une demande de pièce se traitent seul sans difficulté.
L’assistance devient utile dès qu’une décision produit des effets difficiles à défaire : une signature, une audience, un délai de recours qui court. À ce stade, le coût du conseil est presque toujours inférieur au coût de l’erreur.
Un premier rendez-vous de trente minutes suffit souvent à savoir si le dossier tient. C’est le meilleur investissement que vous puissiez faire avant de vous engager plus loin.
Et si l’autre partie ne réagit pas
Le silence n’est pas un accord, mais il n’est pas non plus un blocage définitif. La plupart des procédures prévoient un mécanisme qui permet d’avancer malgré l’absence de réponse.
Constatez le silence par écrit, en rappelant la demande et le délai laissé, puis engagez l’étape suivante sans attendre davantage. Chaque mois de patience supplémentaire affaiblit votre position au lieu de la renforcer.
Ce guide a été rédigé par Carine Simo. Il présente le cadre général applicable et ne remplace pas une consultation adaptée à votre situation.
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